Pioneering diagnostics

La résistance aux antibiotiques

La résistance bactérienne aux antibiotiques est une menace pour la santé publique dans le monde*. Les tests diagnostiques contribuent à réduire l’usage inapproprié des antibiotiques, à préserver leur efficacité et sont utilisés dans les programmes de surveillance épidémiologique et de prévention.

Le rôle crucial du diagnostic

Les tests diagnostiques permettent d’identifier l’agent pathogène à l’origine d’une maladie infectieuse et de détecter son éventuelle résistance aux antibiotiques. Ils participent à une utilisation optimisée des antibiotiques, réservés aux seules infections bactériennes. Sélectionner l’antibiotique le plus adapté contribue à freiner l’émergence de bactéries résistantes et à préserver ainsi l’efficacité des antibiotiques.

Le développement de ces tests à haute valeur médicale est une priorité pour bioMérieux. La Société est pionnière dans le développement de tests de diagnostic pour l’identification des agents pathogènes, la détection de leur résistance aux antibiotiques et l’antibiogramme permettant aux cliniciens de déterminer le traitement avec précision.

Elle est également engagée dans des programmes d’éducation des professionnels de santé et de sensibilisation du public à l’importance du bon usage des antibiotiques pour lutter contre la résistance aux antibiotiques

Un soutien renouvelé à la GLOBAL-PPS, une enquête d’envergure sans précédent

En 2018, bioMérieux a renouvelé son soutien à la Global Point Prevalence Survey (GLOBAL-PPS**), une enquête de prévalence qui apporte une connaissance unique de la consommation d’antibiotiques et de la résistance bactérienne à l’échelle mondiale. Coordonnée par le Pr Herman Goossens et le Dr Ann Versporten de l’université d’Anvers (Belgique), elle met en évidence l’importance du diagnostic in vitro et la nécessité d’étendre l’utilisation des tests de diagnostic pour améliorer les pratiques de prescription d’antibiotiques dans tous les pays.

Les premiers résultats de cette étude, lancée en 2015, ont suscité un vif intérêt et ont fait l’objet d’une publication le 19 avril 2018 dans la revue scientifique The Lancet Global Health.

En 2019, un module additionnel va être ajouté à la GLOBAL-PPS sur les infections associées aux soins. Il vise à offrir des outils supplémentaires aux hôpitaux  pour mettre en place des plans d’actions afin de réduire le taux des infections nosocomiales et de promouvoir un bon usage des antibiotiques.

 

À fin 2018, depuis le lancement de la GLOBAL-PPS :

  • Plus de 80 pays impliqués ;
  • Près de 800 hôpitaux participants sur tous les continents ;
  • Les données de plus de 200 000 patients hospitalisés recueillies ;
  • 3 bourses scientifiques remises à des professionnels de santé originaires du Brésil, d’Égypte et des Philippines.

Au regard de l’importance de ces données pour induire des changements bénéfiques des pratiques hospitalières, la GLOBAL-PPS sera désormais renouvelée chaque année.

Pour en savoir plus : regardez notre vidéo

Des actions sur le terrain

Participation au Challenge AMR du CDC

En septembre 2018, bioMérieux s’est engagée dans le Challenge AMR (résistance aux antibiotiques), une initiative des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention - CDC) pour accélérer la lutte contre la résistance aux antibiotiques.

Les 3 engagements de bioMérieux :

  • Diagnostic innovant. En 2018, environ 75 % du budget de R&D clinique ont été consacrés au développement de solutions de diagnostic pour lutter contre la résistance bactérienne ;
  • Des études internationales (GLOBAL-PPS) ;
  • Des partenariats publics-privés : projets COMBACTE-CDI etVALUE-Dx.

CARE, un programme multi-partenaires en Chine

Le programme CARE (pour « China Against drug REsistance ») a été initié en 2013 par la Fondation Mérieux. Soutenu par bioMérieux, qui pilote sa mise en œuvre, il vise la mise en place d’une nouvelle politique de prescription des antibiotiques pour limiter l’émergence de nouvelles résistances. Cette politique prévoit, au-delà des mesures d’hygiène, la réévaluation de toute prescription d’antibiotique au bout de 48 heures, sur la base des résultats d’analyses fournis par le laboratoire de microbiologie et une durée maximale de traitement de 7 jours, sauf cas exceptionnels. En 2016, la première enquête de prévalence a été menée dans quatre départements cliniques du premier hôpital partenaire de l'université Zhejiang (province du Zhejiang). En 2018, le programme CARE a été étendu à 5 hôpitaux de différentes provinces de Chine.

COMBACTE, réseau européen de lutte contre la résistance aux antibiotiques

Dans le cadre de projets financés par la Commission Européenne et sous l’égide d’IMI (Innovative Medicine Initiative), bioMérieux est partenaire du projet COMBACTE-CDI (COMbatting BACTerial resistance in Europe), dédié à la lutte contre les infections à Clostridium difficile (CDI), qui figurent parmi les infections associées aux soins de santé les plus répandues. Lancé en novembre 2017 pour une durée de 3 ans, il vise à mieux comprendre l’épidémiologie des infections à CDI et leur impact clinique pour améliorer leur prise en charge.

VALUE-Dx, consortium européen pour démontrer la valeur des tests diagnostiques

De plus, la Société co-pilote un consortium de 26 partenaires pour mener à bien le projet VALUE-Dx, à partir d’avril 2019 et pour une durée de 4 ans. Il vise à démontrer la valeur médicale et économique des tests diagnostiques pour lutter contre la résistance aux antibiotiques en optimisant l’usage de ces traitements.

PERFORM, un projet européen pour l'identification rapide des infections bactériennes chez les enfants

Le projet européen PERFORM*** (Personalised risk assessment for improved management of febrile children across Europe) vise à résoudre le problème posé par l’identification d’une infection bactérienne et à réduire l’usage inapproprié des antibiotiques et la résistance associée en développant de nouveaux tests pour distinguer une infection virale d’une infection bactérienne. Le consortium PERFORM réunit 18 organisations internationales implantées dans 10 pays, parmi lesquelles bioMérieux est le seul partenaire industriel.

 

 bioMérieux aux côtés des instances internationales dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques

  • Signataire de la déclaration sur le combat contre la résistance aux antibiotiques lors du Forum économique mondial de Davos (Suisse) en 2017.
  • Associée au lancement en 2017 de l’AMR Industry Alliance, un consortium visant à conduire et mesurer les progrès du secteur industriel afin d’apporter des solutions durables dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques. Mark Miller, Directeur Exécutif, Affaires Médicales de bioMérieux, siège en son Conseil d’administration au titre de représentant de l’industrie du diagnostic.
  • Membre votant du Conseil Américain Consultatif Présidentiel sur la Lutte contre les Bactéries Antibiorésistantes (PACCARB) ;
  • Membre de groupes de travail au sein d’AdvaMed (Advanced Medical Technology Association) et MedTech Europe (association professionnelle européenne représentant les industries de technologie médicale) ;
  • Pilote, en France, du projet « Antibiorésistance » du Comité Stratégique de la filière Industries et technologies de Santé.

* On estime qu’en 2050 plus de 10 millions de décès annuels seront liés à ce fléau, soit un toutes les 3 secondes, et qu’il sera associé à un coût économique de plus de 100 000 milliards de dollars : www.rand.org/randeurope/research/projects/antimicrobial-resistance-costs.html

** Engagée dans les domaines de la résistance bactérienne et du bon usage des antibiotiques, bioMérieux est le seul sponsor privé de la Global Point Prevalence Survey ainsi que de la formation en ligne relative à cette étude. La Société n’exerce aucun rôle dans la conception de l’étude, la sélection, l’analyse ou l’interprétation des onnées, ni la rédaction du rapport. Les données, strictement confidentielles, sont conservées de manière anonyme au centre de coordination de l’université d’Anvers (Belgique).

*** La subvention PERFORM est l’une des plus importantes octroyées par le programme de santé « Horizon 2020 » de la Commission européenne (18 millions d’euros) et prévoit, sur une période de 5 ans (2016-2021), de mettre au point de nouveaux tests de diagnostic destinés à améliorer la prise en charge des enfants admis à l’hôpital ou en clinique et présentant une forte fièvre.