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Résistance aux antibiotiques

La résistance aux antibiotiques est l’une des grandes menaces de santé publique dans le monde. Le risque de se retrouver démunis face à des bactéries ultra-résistantes est aujourd’hui une réalité.

L’émergence de bactéries résistantes est un phénomène naturel, qui s’est amplifié et accéléré sous l’effet de l’utilisation immodérée des antibiotiques.

Sous l’action des antibiotiques, la plupart des bactéries sensibles sont éliminées. Mais certaines peuvent survivre et s’adapter, en acquérant des « gènes de résistance », soit par mutation de gènes déjà présents, soit par l’acquisition de nouveaux gènes.

L’usage inadapté et non justifié des antibiotiques a entraîné l’émergence de souches bactériennes résistantes, rendant les antibiotiques inefficaces. Dans toutes les infections virales (rhumes, nombreuses angines…), la consommation d’antibiotiques est inutile et même néfaste puisqu’elle augmente la résistance des bactéries aux antibiotiques.

Les bactéries dites « multirésistantes » résistent à de nombreux antibiotiques et posent de réels problèmes thérapeutiques.

Chaque année en Europe, plus de 25 000 personnes meurent d’une infection bactérienne multirésistante

bioMérieux est un acteur de premier plan dans la lutte contre la résistance : ses tests sont utilisés tout d’abord pour définir le traitement à utiliser et éviter un traitement inutile. Leader mondial en microbiologie et pionnier dans le domaine des tests de détection de la résistance, bioMérieux organise des rencontres de haut niveau scientifique dans le monde entier afin de permettre aux experts d’échanger sur comment répondre à l’émergence préoccupante de souches bactériennes résistantes.

 

 

 

Prêts pour un monde sans antibiotiques ?


L'enjeu de santé publique

  • Un problème majeur de santé publique, largement issu de l’usage abusif des antibiotiques.
    • La consommation d’antibiotiques en médecine humaine se compte en milliers de tonnes.
      • En Europe (29 pays), elle s’est élevée à 3 350 tonnes en 2007.
      • Aux Etats-Unis, elle se situait autour de 3 300 tonnes en 2009.
    • En santé animale, 70 % des antibiotiques produits aux Etats-Unis sont destinés aux animaux. Ceci entraîne le développement de nouvelles souches bactériennes dont certaines sont pathogènes.
  • L’entrée dans une phase de pénurie : les nouvelles molécules sont encore en développement et ne seront pas disponibles avant 5 à 10 ans, alors que certains produits disparaissent du marché, ou ne sont plus efficaces.
    • Le développement d'antibiotiques est lourd et coûteux pour les laboratoires pharmaceutiques et le retour sur investissement jugé insuffisant.
  • Des coûts socio-économiques importants : le coût des soins médicaux et des pertes de productivité liés à ces infections multirésistantes s’élève à plus de 1,5 milliards d’euros chaque année.
    • Aux Etats-Unis, on a compté près de 900 000 cas d’infections résistantes aux antibiotiques en 2000.
      • Le traitement d’un seul cas de SARM s’élève à plus 60 000 dollars.
      • Le coût hospitalier global des infections résistantes aux antibiotiques dépasse les 20 milliards de dollars.
      • Selon une récente étude, le coût annuel des infections multirésistantes aux Etats-Unis dépasserait les 20 milliards de dollars.
    • En Europe, les infections provoquées par cinq bactéries multirésistantes sont responsables d’environ 2.5 millions journées d’hôpital supplémentaires.
  • Une mortalité élevée
    • Cinq bactéries multirésistantes seulement provoquent le décès d’au moins 25 000 personnes en Europe chaque année.
    • Aux Etats-Unis, le nombre annuel de décès dus à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) est estimé à 19 000 – soit plus que le Sida.

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Le rôle du diagnostic in vitro

  • La gamme de produits bioMérieux destinés à la lutte contre la résistance aux antibiotiques couvre l’ensemble des besoins des acteurs de santé publique.
    • Identification de la résistance : démarrer une antibiothérapie appropriée le plus tôt possible peut avoir un impact décisif dans la prise en charge du patient.
    • Suivi de la résistance : le suivi efficace des profils de résistance aux antibiotiques à tous les niveaux (national, local, milieux hospitaliers) est essentiel pour la mise en place des programmes de lutte contre les infections. Cette connaissance de l’écologie bactérienne joue un rôle important pour mieux maîtriser l’émergence des bactéries résistantes.
    • Dépistage de la résistance : la transmission facilite l’émergence de bactéries multi-résistantes. Le dépistage systématique de ces organismes chez les patients et le personnel hospitalier est une mesure efficace pour limiter la propagation des résistances aux antibiotiques.
      Une surveillance active permet d’identifier les porteurs asymptomatiques et de prévenir les transmissions croisées, notamment par la mise en place rapide de mesures de précaution strictes (isolation des patients et mesures d’hygiène).
    • Prévention de la résistance en identifiant les patients qui ont besoin d’antibiotiques et en prescrivant ces antibiotiques seulement lorsque cela est nécessaire. Les tests de diagnostic, qui permettent de déterminer si une infection est d’origine bactérienne ou virale, jouent un rôle important en limitant la sur-prescription d’antibiotiques.