Pioneering diagnostics

bioMérieux et l’université d’Anvers récompensent trois professionnelles de santé pour leur engagement pour une meilleure utilisation des antibiotiques afin de lutter contre la résistance bactérienne  

23 Avril 2018

Marcy l'Étoile (France) – Anvers (Belgique) – 23 avril 2018 – bioMérieux, acteur mondial du diagnostic in vitro et le laboratoire de microbiologie médicale de l’université d’Anvers remettent trois bourses scientifiques dans le cadre de la Global Point Prevalence Survey (GLOBAL-PPS)[1], étude relative à l'utilisation des antibiotiques et à la résistance bactérienne dans les hôpitaux du monde entier. Cette distinction permettra à trois professionnelles de santé ayant participé à la GLOBAL-PPS de travailler pendant deux semaines avec l’équipe de l’université d’Anvers qui a coordonné cette étude. Cette collaboration les aidera à mettre en place, dans leur hôpital, des plans d’actions pour améliorer les pratiques et favoriser le bon usage des antibiotiques afin de lutter contre la résistance à ces traitements, sur la base des résultats GLOBAL-PPS obtenus en 2017. Elles rédigeront également des publications scientifiques en s’appuyant sur les résultats de l’étude et développeront des outils d’éducation pour aider d’autres sites impliqués dans la GLOBAL-PPS.

Reconnues pour leur expertise dans le domaine des maladies infectieuses et des antibiotiques, les docteurs Mari Rose A. De Los Reyes (Philippines), Ana Paula Matos Porto (Brésil) et Aalaa  Afdal (Égypte), bénéficiaires de ces bourses, se sont particulièrement distinguées pour leurs actions dans des programmes hospitaliers de bon usage des antibiotiques et de lutte contre la résistance bactérienne.

« Les principaux enseignements de la GLOBAL-PPS montrent que plus d’une personne hospitalisée sur trois reçoit un traitement antibiotique, avec de fortes variations selon les hôpitaux et les pays, et que dans 22 % des cas seulement, un test diagnostic est réalisé pour aider à la prescription, alors que le diagnostic joue un rôle déterminant pour l’utilisation appropriée des antibiotiques.[2] Ces données vont nous permettre d’améliorer la qualité des prescriptions d’antibiotiques, notamment dans les pays à revenu faible ou modéré, » explique Herman Goossens, Université de Anvers, Belgique, et coordinateur responsable du projet GLOBAL-PPS.

D’une envergure sans précédent, la GLOBAL-PPS permet de suivre, à l’échelle mondiale, la prescription d’antibiotiques et la résistance des bactéries à ces traitements. Les premiers résultats de cette étude, lancée en 2015, ont suscité un vif intérêt et ont fait l’objet d’une publication le 19 avril 2018 dans la revue scientifique The Lancet Global Health, co-rédigée par l’équipe coordinatrice de l’université d’Anvers, les participants à la GLOBAL-PPS et des experts médicaux de bioMérieux.[3]

L’étude GLOBAL-PPS a été reconduite en 2017. Cette deuxième édition concerne 400 hôpitaux dans 51 pays et a permis de recueillir les données de plus de 100 000 patients. Ses résultats ont fait l’objet de 22 posters qui sont présentés lors de l’ECCMID 2018. Au regard de l’importance de ces données pour induire des changements bénéfiques des pratiques hospitalières, la GLOBAL-PPS sera désormais renouvelée chaque année.

« La résistance aux antibiotiques représente aujourd’hui une menace mondiale majeure. Fidèle à son engagement au service de la santé publique dans le monde, bioMérieux développe des solutions de diagnostic innovantes pour limiter la diffusion des bactéries résistantes à travers un usage raisonné des antibiotiques, » explique Mark Miller, Directeur Exécutif, Affaires Médicales de bioMérieux. « Notre Société croit en l’importance de projets d’éducation médicale et scientifique, notamment dans le domaine de la résistance aux antibiotiques. Nous sommes donc très fiers de soutenir des initiatives telles que la GLOBAL-PPS et les bourses scientifiques qui lui sont associées. Cette initiative fournit aux hôpitaux du monde entier des informations sur la consommation d’antibiotiques et les taux de résistance qui sont déterminantes pour combattre ce fléau. »




[1] bioMérieux est le sponsor exclusif de la Global Point Prevalence Survey. La Société finance l’étude mais n’exerce aucun rôle dans la conception de l’étude, la sélection, l’analyse ou l’interprétation des données, ni la rédaction du rapport. Les données, strictement confidentielles, sont conservées de manière anonyme au centre de coordination de l’université d’Anvers.

 

 

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